Un mois sans réseaux sociaux...

Comme beaucoup de gens de ma génération, je fais partie des gens que certains qualifieraient de « connecté ». Pendant longtemps, j’appréciais beaucoup d’être à la page dans le domaine des médias numériques, en essayant d’en connaître les dernières nouveautés, et d’en être un utilisateur actif. Cela s’est notamment manifesté dans le domaine des réseaux sociaux en ligne. Dès que j’avais quelques minutes de libre, j’allais y faire un tour pour voir les nouvelles des mes amis, abonnés ou contacts. Les choses ont encore pris de l’importance depuis que j’ai acquis un Smartphone : tous les petits moments de vide, dans les transports en commun, ou entre deux rendez-vous, étaient une occasion pour faire un tour sur mes réseaux en ligne favoris. Du coup, pendant tout le mois de Juin, je me suis amusé à faire une petite expérience intéressante : m’en déconnecter radicalement. Non pas pour en faire une éventuelle « cure » de désintoxication, mais pour mesurer l’impact que les sites de réseaux sociaux ont pu prendre sur ma vie. Pour un mois, j’ai donc choisi de me déconnecter de Facebook, Twitter, Instagram, Tumblr, Foursquare et Snapchat. Il va de soi que cela impliquait également de me déconnecter aussi de leurs éventuels dérivés, comme Messenger (Facebook), Vine (Twitter), ou Swarm (Foursquare). Je n’ai conservé que l’application de messages instantanés What’s App, notamment pour communiquer avec certains amis de l’étranger. J’en ai déduis plusieurs leçons intéressantes, à la fois positives et plus négatives. Beaucoup de temps en plus. La première chose particulièrement surprenante était le gain de temps impressionnant. Je savais bien que traîner sur Facebook ou Twitter me prenait beaucoup de temps. Je ne pensais pas que ce serait autant. En fermant la porte des réseaux sociaux, tout un tas d’autres portes se sont ouvertes. J’ai...

Pourquoi j’ai supprimé mon compte Instagram Dec19

Pourquoi j’ai supprimé mon compte Instagram...

Le mouvement est bien connu : un beau jour, un article est lancé en ligne pour dénoncer la publication de nouvelles conditions d’utilisation d’une plateforme (comme Facebook), d’un site web (comme Amazon), ou d’un service en ligne (comme l’environnement Apple). Dans les heures qui suivent, Twitter, Facebook et d’autres sont inondés de partages d’articles, de statuts, de tweets et de retweets. On balance l’alerte générale, on crie très fort qu’on va supprimer notre compte, on cherche à soulever l’opinion. Et bien sûr, aussi, on se fout de la gueule des gens qui veulent supprimer leurs compte en les prenant pour des demeurés. Hier, c’est l’App de partage de photos Instagram qui a été la cible des attaques générales. Au menu, le changement des conditions contractuelles d’utilisations (CGU) de l’App, qui favoriseraient désormais le commerce des photos personnelles des utilisateurs, sans les rémunérer. Expliquons les choses : Instagram ne possède pas, ne possèdera pas et n’a jamais possédé les photos de ses utilisateurs. Ce dont Instagram dispose actuellement, c’est d’une licence, relativement large, mais tout de même raisonnable. A partir du 16 janvier, la licence d’Instagram sur les photos de ses utilisateurs sera désormais étendue. Elle reste une licence, mais qui devient encore plus large. Les deux mots clés qui font essentiellement la différence dans la nouvelle licence d’Instagram sont les capacités que l’App aura désormais à sous-licencier et transférer sa licence (donc pouvoir la partager avec un tiers et potentiellement utiliser ces contenus pour des posts sponsorisés au sein d’Instagram). Soyons clairs, et prenons un peu de recul : il y a peu de chances que les photos de votre chat ou de vos vacances soient revendues tel quel à des publicitaires, comme stock d’images gratos. Ces nouvelles CGU sont essentiellement présentes pour favoriser...

Les utopies technologiques : Facebook l’idéaliste...

Ils s’appellent Google, Apple, Facebook, ou encore Amazon et Microsoft. Tous les jours, nous utilisons leurs produits. Souvent, ils font partie intégrante de nos vies. Si, comme le disait Marschall MacLuhan, le médium est le message, alors indirectement, à travers ces produits que nous utilisons, nous sommes forgés par tous ces groupes technologiques et industriels. Or, ces entreprises, qui ont une grande influence sur nous, ne travaillent pas forcément uniquement pour gagner un max d’argent. Certaines d’entre elles ont une véritable vision, un projet idéologique, une utopie personnelle. Quels sont ces projets ? Voilà une petite série pour essayer de les décrypter. Aujourd’hui, après Apple et Google, plongeons dans le monde de Facebook. La devise officielle de Facebook est de faire du monde un endroit plus ouvert et connecté. Pour saisir ce que cela signifie, il faut d’abord réfléchir à la manière dont Facebook définit l’être humain. Pour Facebook, ce dernier n’est pas limité à lui-même, à sa conscience et son corps physique. Il est un melting-pot de beaucoup de choses : les relations proches ou lointaines qu’il entretient, les choses qu’il lit, regarde et écoute, les produits qu’il utilise, les marques qu’il porte, les équipes qu’il soutient, les choses auxquelles il croit… L’être humain est défini par toutes ces choses qui forgent sa personne et sa personnalité. Il est un être essentiellement social, le résultat d’un mélange unique de goûts et de relations. Forger une plate-forme en ligne, qui puisse être le reflet de la vie concrète hors-ligne, c’est, pour Facebook, un moyen de faire prolonger notre vie entière et notre personne sur internet. Bien plus, c’est un moyen pour nous enrichir mutuellement. Plusieurs idéaux forgeront ainsi la démarche de Facebook : L’économie de don L’économie de don, c’est un système où une personne...

Facebook : La bourse ou la vie ? Jun11

Facebook : La bourse ou la vie ?...

Le vendredi 18 Mai, le réseau social Facebook est rentré en bourse. Et depuis, tout le monde en parle comme le plus gros bide de l’année depuis John Carter. Là où LinkedIn a vu son action progresser de 109% pour son premier jour en 2011, le cours FB n’a progressé que de 0,61% pour son ouverture. Puis, ça a été la dégringolade au fil des jours. Facebook est devenu la risée de la Sillicon Valley et l’espace de deux semaines. On intente des procès au site, au NASDAQ qui gère l’action FB, on préconise la mort prochaine d’un site surévalué. On s’interroge sur son modèle économique et on soulève toutes les failles dans la stratégie du site. Mon but n’est pas d’analyser les raisons économiques du désastre de cette introduction en bourse. Je ne suis pas économiste, je n’en ai pas les capacités. Je ne veux pas non plus disserter sur l’avenir de Facebook à moyen/long terme, je ne suis pas prophète. Mon domaine de compétence est simplement d’essayer d’analyser Facebook, certaines de ses déclarations et sa structure, et essayer de comprendre pourquoi cette introduction en bourse a capoté.  Souvent, on prend Facebook comme une entreprise de commerciaux aux dents longues, prêts à revendre notre vie pour des profits spectaculaire. Parfois aussi, on assimile Facebook au jouet tout bleu d’un adolescent frustré. Mais pourtant, Facebook dispose d’un véritable esprit d’entreprise et d’une vision à long terme. Jusqu’à récemment, Facebook a toujours privilégié le développement de produit aux gains financiers. Ils pourraient laisser leur site en l’état, mettre un maximum de publicité surgissantes pour se faire de l’argent, et jouer la carte de la sécurité. Cela favoriserait leurs gains à court terme. Mais en l’occurrence, Zuckerberg ne pense pas de la sorte. Sa priorité, c’est...

Les utopies technologiques : Google et l’homme-machine...

Ils s’appellent Google, Apple, Facebook, ou encore Amazon et Microsoft. Tous les jours, nous utilisons leurs produits et leurs plates formes. Souvent, ils font partie intégrante de nos vies. Si, comme le disait Marschall MacLuhan, le médium est le message, alors indirectement, à travers ces produits que nous utilisons, nous sommes forgés par tous ces groupes technologiques et industriels. Or, ces entreprises, qui ont une grande influence sur nous, ne travaillent pas forcément uniquement pour gagner un max d’argent. Certaines d’entre elles ont une véritable vision, un projet idéologique, une utopie personnelle. Quels sont ces projets ? Voilà une petite série pour essayer de les décrypter. Aujourd’hui, après avoir analysé l’utopie Apple, attachons nous à son grand rival Google. Officiellement, le projet de Google, c’est d’« Organiser les informations à l’échelle mondiale dans le but de les rendre accessibles et utiles. » En clair : on récolte toutes les informations du monde, pour que tout le monde puisse y accéder. Les plus cyniques diront que l’information n’est qu’une excuse pour Google. Son but n’est que d’utiliser l’information pour balancer des contenus publicitaires ciblés afin de se faire de l’argent. Et ce n’est faux, en soi. Mais c’est également beaucoup plus compliqué. Google est une entreprise de geeks. Et quand je dis geek, ce n’est pas la culture geek low-cost des mecs qui lisent Geek Magazine et regardent Big Bang Theory pour faire cool. Google a été fondé par deux cerveaux, avides de sciences dures, de mathématiques, qui réclamaient des histoires de Science-Fiction dans le berceau et ont été nourris par la culture open-source. Pour Google, la publicité n’est qu’un moyen pour réussir à trouver les fonds pour son projet de base : récolter toute l’information du monde. Mais l’information, chez Google, n’est qu’une première étape vers quelque chose de...

Les utopies technologiques : Apple, la machine-amie...

Ils s’appellent Google, Apple, Facebook, ou encore Amazon et Microsoft. Tous les jours, nous utilisons leurs produits et leurs plates formes. Souvent, ils font partie intégrante de nos vies. Si, comme le disait Marschall MacLuhan, le médium est le message, alors indirectement, à travers ces produits que nous utilisons, nous sommes forgés par tous ces groupes technologiques et industriels. Or, ces entreprises, qui ont une grande influence sur nous, ne travaillent pas forcément uniquement pour gagner un max d’argent. Certaines d’entre elles ont une véritable vision, un projet idéologique, une utopie personnelle. Quels sont ces projets ? Voilà une petite série pour essayer de les décrypter. Aujourd’hui, actualité oblige, nous allons commencer par Apple. Lorsque Steve Jobs est décédé, beaucoup de gens ont dit que la seule chose que Steve Jobs avait apporté au monde, ce sont des produits dont personne n’avait besoin, son seul talent étant celui d’être un commercial, du genre balèze. Ce n’est pas forcément faux. Mais ce n’est pas non plus totalement vrai. A travers les produits Apple, Steve Jobs a cherché à transformer le rapport de l’humanité à la technologie. À « penser différemment » (c’est le slogan d’Apple) les outils techniques. Il y a quelques mois, j’ai eu l’occasion de présenter à un groupe de jeunes chrétiens d’éventuelles perspectives d’avenir que pourrait nous offrir internet. Je présentais mon idée d’un réseau unifié et intelligent, qui serait capable de comprendre les contenus partagés et d’interagir avec ses utilisateurs. Très vite, j’ai senti les réactions s’élever dans la salle : « Mais c’est dangereux, ça, et si le réseau se révolte contre les utilisateurs !? ». C’est une réaction très commune. Elle puise ses sources dans un mythe très ancien, celui de Spartacus et de la révolte des esclaves. Lorsqu’on exploite tout un tas de personnes et...

La conférence f8 annonce le futur de Facebook Sep22

La conférence f8 annonce le futur de Facebook...

Il est 10h à San Francisco. La plupart de la population mondiale n’est sans doute pas au courant, mais aujourd’hui pourrait bien être un jour historique dans l’histoire du web mondial. Cette journée deviendra peut-être celle où Facebook a signé son arrêt de mort, ou le jour où Facebook a marqué des points pour la domination globale du web. C’est aujourd’hui que se tient la Facebook f8 Conference, au San Francisco Design Center. Chaque année, Facebook annonce ses nouveaux grands projets, et sa vision pour l’année à venir. La moyenne d’âge dans la salle est d’environ 30 ans. Il y a des hipsters, des geeks, des nerds, mais aussi des financiers, des économistes, des analystes, développeurs, 19 nationalités, des gens du monde entier… En ligne, ce sont plus de 100 000 personnes comme moi qui suivent le live de la présentation. Quelles innovations vont être présentées cette année par Facebook ? Il est 10h15, et Andy Sandberg monte sur scène, pour un petit numéro comique, histoire de chauffer la salle. Il se fait passer pour Mark Zuckerberg, avec un hoodie et des claquettes, comme il l’a déjà fait au Saturday Night Live. Il faut attendre 5 minutes que le vrai Mark rentre sur scène, mort de rire par l’imitation du comédien. Alors, qu’est-ce que Facebook nous prépare ? Timeline Mark Zuckerberg commence en parlant de l’histoire du site. Sur Facebook, Les gens ont commencés à forger leur réseau, et à consolider leurs relations. Le profil d’origine offrait une présentation générale de la personne (Qui suis-je dans les grandes lignes, ou, en gros, les 5 premières minutes d’une conversation). Puis, petit à petit, en évoluant, le profil s’est petit à petit complexifié. Les gens se sont mis à partager les choses qu’ils aimaient, et ce qu’ils faisaient....

L’Empire contre-attaque : la riposte de Facebook à Google et Twitter Sep18

L’Empire contre-attaque : la riposte de Facebook à Google et Twitter...

Depuis son lancement en 2004, Facebook a toujours su aller de l’avant. Ils ont fréquemment changé de design, rajouté de nouveaux outils et fonctionnalités pour améliorer l’expérience de l’utilisateur. Aujourd’hui, Facebook est devenu un véritable Empire, qui s’étend aux quatre coins de la galaxie web, avec ses boutons Like et son Social Graph. Au mois de Juin, un autre Empire de la galaxie a attaqué. Ancien ténor dominant le monde du web, Google s’est senti menacé par ce nouvel Empire. Son web à lui, celui des mathématiques et de la recherche qui tombe du Ciel se voyait supplanter par un nouveau web, celui du partage et de la découverte. Petit à petit, les internautes ont commencé à laisser l’information venir à eux, plutôt que de la chercher directement. Sous la menace de se faire mettre au placard, l’empire Google a lancé Google+ dont nous avons déjà eu l’occasion de parler ici, pour contrer Facebook et avoir sa part du gâteau dans le web des utilisateurs. Mais l’Empire Facebook ne se laisse pas faire aussi facilement. Parce que quand on attaque l’Empire, l’Empire contre-attaque.Les Listes, la réponse aux Cercles Le principe de base de Google+, c’est que nous n’avons pas une liste d’amis monolithiques, mais tout un tas de groupes auxquels nous voulons partager différentes choses. C’est ce que le géant de Redmond appelle les Cercles. Facebook a désormais lancé les Smart Lists. Les listes, en soi, existent depuis longtemps sur Facebook (fin 2007/début 2008, si mes souvenirs sont exacts), mais elles n’ont jamais été vraiment mises en avant. Désormais, Facebook semble vouloir les mettre bien plus en avant qu’auparavant. D’office, vous avez 4 listes remplies automatiquement, basées sur les informations que vous avez fournies à Facebook : – votre travail – votre école – votre...