Explorations numériques // 01 : Casey Reas, work in processing Nov13

Explorations numériques // 01 : Casey Reas, work in processing...

À la question : «qu’est ce que l’art numérique ?» (1), Wolf Lieser, directeur de la galerie Digital Art Museum à Berlin, répondait : «l’art numérique est devenu avec le temps une notion qui englobe toutes sortes de manifestations artistiques ayant recours à un ordinateur pour produire de l’art». Cet article est le premier d’une série, où je souhaiterais explorer le champ de l’art numérique, partager mes découvertes, redites, mix et remix de connaissances technologiques créatives. // Le MIT (Massachussets Institute of Technology) nous a apporté beaucoup de choses. Pas forcement que des bonnes choses, si l’on en croit les détracteurs du Military Institute of Technology, mais bon nombre de créations sorties de cet antre de la technologie nous sont, avouons-le, bien utiles. Parmi ces êtres particulièrement créatifs qui oeuvrent au MIT, nous trouvons John Maeda. Artiste et graphiste qui, par force de travail et de réflexions, s’est dit un jour qu’il serait bon que les créatifs et les informaticiens se rejoignent, que le code trop austère d’un côté et les jolies images de l’autre pourraient peut-être se retrouver autour d’un pôle commun, une sorte de nouvelle approche qui serait de l’ordre du code créatif, Designed by numbers.(2) Un environnement de programmation informatique dont le résultat le plus probant sera un logiciel open source : Processing. L’exemple parfait de la création numérique alliant le code et l’image accessible aux personnes non-familière à la programmation, ce logiciel ayant la capacité d’évoluer dans des domaines aussi larges que le cinéma, la création graphique ou artistique. Et alors, me direz vous, j’ai lu un nom dans le titre, je veux en savoir plus! Qui est donc ce Monsieur Reas ? Et bien encore un peu de patience, car avant de comprendre le travail de Casey Reas, il...

N_P : une présentation...

Parfois les gens autour de vous essayent de vous décrire en deux ou trois mots : j’aime retenir ces descriptions rares, mais souvent justes. Ainsi, pour certains, je suis Merveilleusement démodée et Folk mais classe. Cette dernière phrase décrit l’exigence que je mets même dans les choses simples. Les choses démodées m’ont appris à comprendre ce qui est autour de moi et la transmission des savoirs. Elles font partie des expériences esthétiques les plus intéressantes dans ma vie (ne me lancez pas sur mon herbier et mes fleurs séchées!). Je pars du principe que l’on peut toujours apprendre, qu’il y a toujours un savoir-faire inconnu dans les parages. C’est aussi pour cela que les nouvelles technologies et ce que l’on peut en faire de manière créative me passionnent. Ma bonne résolution de cette année fut d’apprendre une chose par jour. Entre autre j’ai appris à: faire mon propre vin de sorbier, savoir crocheter de la dentelle, commencer à coder avec Python ou encore me faire un avis sur les chemtrails. DIY qu’ils disent. Lorsque je feuillette les Modes & Travaux des années 50, je me dis que notre époque n’a rien inventé côté débrouille, et encore, wikiHow n’existait pas. Mes récentes aventures dans les milieux grassroot et open source m’ont appris que collaborer et partager sont définitivement les choses à faire à notre époque. Depuis un certain temps maintenant je fais des recherches sur le sud des États-Unis. Certains d’entre vous dirons : « c’est le cadet de mes soucis », mais peu importe. Un jour je ferai du Moonshine dans les Appalaches, jouerai du banjo comme dans Délivrance et aurai lu tout Faulkner. En attendant j’ai un sacré crochet du gauche, une machine à tricoter plus vieille que moi et un tas de projets pleins de...